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Maurin et La Spesa voyagent : c’est peut-être le nom complet que ce groupe (couple) d’artistes aurait dû adopter lors de sa formation. C’est en effet sur le parcours du combattant de l’artiste aspirant à la gloire et (ou) à l’œuvre ultime -que se porte leur travail. Et sans fausse modestie, ils vous diront que leur voyage est une vraie expédition, avec ses pistes malaisées et hasardeuses, de celles que l’on situe « après l’horizon », une exploration sans confort, sans carte, avec un matériel de bric et de broc, dans un grand isolement, une mise en question de soi, un abandon aux incertitudes du chemin sans espoir d’aucune récompense équitable...
Pour le projet « D’où viens-tu Johnny ? » et en qualité de dirigeants de l’association Artelinea, Maurin et La Spesa souhaitent articuler une exposition-événement dans la convocation d’œuvres ayant construit ou alimenté leur imaginaire et leur jubilation d’artistes. Réunir ces œuvres sur leur territoire, mieux, les inscrire sur un territoire que leurs premiers déplacements d’enfance ont traversé, comme tous les citadins nîmois ou montpellierains vers la plage... Le voyage primal (comme le cri) : une portion de terre humide (la Wetland gardoise) a gardé ses mystères et ne demande qu’à être arpentée de nouveau, avec un aspect d’expédition sur le lieu de tous les possibles. Il faut dire que les choix de Maurin et La Spesa, poussés seulement par le désir de faire partager les sommets qui les ont élevés et de visiter des lieux réputés pour leur altitude, se sont portés sur des artistes renommés, soutenus par des galeries de la capitale et d’ailleurs, et (ou) ayant l’honneur de faire partie des collections de Musées de France. Tout un programme (1) donc. Pour l’heure, l’aventure a commencé, Maurin et La Spesa sont face à la falaise, dans l’ascension de la face sud, la voie la plus aisée (2) de leur projet, pour la phase 1, ayant mis au point une stratégie de demande des œuvres convoitées aux diverses instances censées les détenir.
Phase 2 : les réponses affluent, quelques refus polis et fermes, peu de renseignements pratiques, quelles assurances, les pratiques de transport, etc. Quelques échanges fructueux et amicaux avec des partenaires sur le terrain. Phase de la relance.
(1) Sur les lignes de fuite, il ne peut plus y avoir qu’une chose : l’expérimentation-vie. Il n’y a plus de fantasme, seulement des programmes de vie, toujours modifiés à mesure qu’ils se font, trahis à mesure qu’ils se creusent, comme des rives qui défilent ou des canaux qui se distribuent pour que coule un FLUX. Il n’y a plus que des explorations où l’on trouve toujours à l’ouest ce que l’on pensait être à l’est (…) Recherchez le processus d’expérimentation (…)Gilles Deleuze ; (2) Ascension progression conquête : L’alpinisme est un mode d'expression, où peut se réaliser "l’instinct d'expansion" de l'individu. Chaque petite victoire sur la pesanteur‚ étant vaguement ressentie comme une victoire sur le mal. (3)Retour de réalité ; lieu de l’exploration incertain et sauvage ; (4) Tiré du communiqué de presse de l’exposition « Expéditions » La Galerie – Noisy-le-Sec ; 10 mars-12 mai 2007.
Projet Wet Land « D’où viens-tu Johnny ? »
Liste des œuvres, interventions et artistes évoqués ... et les bonnes ou mauvaises raisons de leur présence ici.
« A l’homme qui sait voir, tout est permis. Ce qui distingue la vie ordinaire de l’aventure ne tient souvent qu’à l’épaisseur d’un regard, à la capacité de faire le pas de côté qui empêche de se vouer à la routine. Il y a ce jeu obstiné du bouleversement des anciennes habitudes de considérer le monde et le refus de voir les choses dans la banalité familiale. » (L’aventure -éditions Autrement) Jean Le Gac, pour son travail vu en 1999 décidément d’une grande adéquation ici avec son Peintre à cheval : « Lorsque vous exposez au Cailar (été 99), ce centre d’art perdu en Camargue, pendant que, non loin de là, a lieu la Biennale de Venise, est-ce encore une façon d’être un "maquisard"? » « Oui, cela m’avait frappé comme une révélation, le travail de l’inconscient peut-être… Pendant que tout le monde de l’art était à Venise, moi j’œuvrais sur ma petite lagune. (...) » Le Gentil Garçon, né en 98, vit à Lyon, repéré en 2001 dans l’expo « Bricolages » c/o Attitudes-Genève, avec son « Infini brouillon » d’homme tuyau ; pour ses petits cœurs de tout l’amour du monde : « All the Love » - « Choisissant comme mode opératoire celui de la rencontre, Le Gentil Garçon développe des aventures parallèles qui, achoppant sur un certain désenchantement post-moderne, postulent pour une escapade subversive dans l'imaginaire. » Wim Delvoye, né à Wervik (Flandre Occidentale) en 1965, pour toute son oeuvre et pour la série « Anal Kiss », affichant des baisers d’anus recouverts de rouges à lèvres sur du papier à en-tête de grands hôtels, qui fait ressurgir le corps caché voire honteux dans un contexte prestigieux et à priori aseptisé ; Elmgreen et Dragset ; Michael et Ingar, nés en 61 et 69, au Danemark et en Norvège, vivent à Berlin ; c/o Perrotin ; retour au contexte du voyage impossible, du mouvement qui fait boomerang vers son lieu d’origine, comme le Don Quichotte toujours « allant » mais sur le chemin du retour : « Don't leave me this way » 2003 réunit la réussite totale du « plastique » et de l’humour dans une efficacité insolente ! ;
Arnaud Labelle-Rojoux ; né en 50 à Paris ; dont le livre L’art Parodic’ nous a fait nous sentir moins seuls à sa lecture si joyeuse ; « Amener, par contraste, à dévoiler les académismes contemporains, à déceler l'art pompier là où il se pare le mieux des atours de l'avant-garde, telle est l'une des fonctions, salutaire, de la parodie en art comme de toutes les variantes irrespectueuses du défi et de l'injure. Et célébrer cette pratique parodique comme hygiène culturelle... » A L-R. La sculpture Elm et Berger - c/o Loevenbruck, Paris - , avec ses flamants et son broc d’eau pour pastis Berger en plastique jaune est pour les Maurin et La Spesa un pousse-au-crime !
Maurizio Cattelan, né en 60, Padoue, Italie, parce qu’on l’aime d’amour et depuis la première fois ; pour toutes les pistes qu’il a fourni à tout le monde, pour les accusations d’escroquerie à son encontre, pour son rire idiot et nos jubilations immédiates à la vue de certaines de ses représentations... ; Que ne donnerait-on pas pour montrer (comme un trésor qu’elle est) la souris sur son petit matelas pneumatique rouge et bleu... Les autres œuvres évoquées sont des volatiles « I turisti » et « Sans titre » (l’autruche femelle naturalisée) ; c/o Perrotin – Paris ; Paola Pivi, née en 1971 à Milan, Italie, vit et travaille à Londres, Grande-Bretagne ; encore la difficulté de l’artiste reconnu ; c/o Perrotin, on adore ses images, « Donkey », bien sûr, mais aussi « Truck » le semi-remorque couché impeccable, l’hélico à l’envers, etc. Un luxe de production bien sûr, un peu éloigné des modesties de moyens mais comme Cattelan, une justesse, une sobriété, une rigueur impeccable ! L’art des uppercuts, nous dit-on ;
Laurent Tixador et Abraham Poincheval, né en 65 et 72, pour leurs explorations impayables, sur, dans et sous la terre comme sur l’eau ; peut-être un film, un débat de néo-explorateurs ou des objets traces. Réalisation de l’acte extra-ordinaire, retrouver l’essentiel ( ?) : les 2 artistes cherchent l’aventure gratuite, le déplacement déplacé, une parodie de la posture ancienne de l’explorateur, et vivent au final de vraies aventures en raison des réponses inadéquates que leur inexpérience leur propose ; c/o galerie In Situ, Fabienne Leclerc ; Werner Reiterer ; né à Graz en 1964. Travaille et vit à Vienne ; pour son gaz hilarant « Laughing gas », son chat collé au plafond ; pour ce désir de décaler les choses, de s’immiscer dans le normal pour le reconfigurer et en donner une vision dérangée. c/o Loevenbruck (au Palais de Tokyo récemment) ; un passage du réel à l’apesanteur, comme expérience individuelle... sinon le corps risque de finir par soliloquer dans un sac (voir « Ghost » et son dispositif sonore) ;
Stéphane Bérard, né à Lille en 66, déjà repéré à plusieurs reprises, vu son site complet chez documentsdartistes, pour « les costumes pour pouvoir sortir en pantoufles » 2002, pour le couple bien sûr, présentés sur mannequins ... pour l’exposition du burlesque à l’idiotie-2005 : Merveilles du genre, no comment ! ;
Joachim Mogarra, né en 54, vit à Montpellier, repéré avec le « Grand Hôtel de Tombouctou » et sa mer en vagues bleues sur couvercle plastique ; une série intitulée Les images du monde (1982-1985). « Cette série met en scène des objets quotidiens, modifiés ou pas, en lieu et place d’endroits célèbres, de destinations exotiques, des paysages lointains méthonymiquement résumés par leur architecture, jugée typique, et elle-même rendue de manière schématique.(...)Ces pièces sont, à tous les points de vue, le résultat d’une multitude d’allusions, de déplacements, d’écarts et de rapprochements motivés par une succession d’affinités et d’analogies (...) » Le Grand hôtel de Tombouctou nous ramène à la confection de l’extérieur en situation de confinement, situation connue et quotidienne de nombre de non-voyageurs ;
Roman Signer, né en 38 à Appenzell-; bien connu de M-O Wahler et du Frac Bourgogne « Le réel est idiot, remuant, volatil,... l’art aussi, non ? » relevé dans le texte Frac Bourgogne de « Porträtgalerie » 1992 (3 photographies explosives) ; mais aussi c/o galerie Art Concept : une image de skis avec brassards d’air pour ne pas couler (après une explosion sûrement...) et la valise au Palais de Tokyo (qui peut exploser à tout moment) !
Jean Le Gac Travail composé de neuf ensembles, photographies et monologue. Réalisée comme un film avec comédiens, costumes, régie, chevaux, dans des décors naturels et intérieurs, cette oeuvre narre les aventures du peintre (et non de sa doublure), qui choisit, au moment de la biennale d’arts visuels de Venise, un repli vers d’autres lagunes, celles de Petite Camargue. Il est accompagné d’une odalisque, d’une jeune mariée dont le mari a disparu, d’un aventurier sur le retour et d’une Japonaise égarée. Les costumes désuets, une nature sauvage, un grand mas protestant pour dire la place de l’artiste et faire, d’un regard sans concession et désabusé sur le monde de l’art, une oeuvre d’art.
Le gentil garçon 80 x 138 cm / Sortie traceur sur papier couché / 15 exemplaires.
Wim Delvoye
Elmgreen et Dragset Don't leave me this way, 2003 Bois, peinture
Arnaud LABELLE-ROJOUX HELM ET BERGER, 2002 Exposition : Institut français de Thessalonique, 2000 ; ADDC, Périgueux, 2001 ; CAPC Musée d’art contemporain, Bordeaux 2002.
Maurizio Cattelan quinze pigeons empaillés, dimensions variables, -adjugés le 27 juin 2000 chez Christie’s Londres pour 60 950 livres sterling (94 555 €) sur une estimation haute de 35 000 livres.
Maurizio Cattelan Nous ne savons pas son titre ni la date de l'oeuvre, ni même son prix de vente ; nous la joignons au commissariat pour le plaisir !
Maurizio Cattelan
Paola Pivi
En 2002, Laurent Tixador et Abraham Poincheval décident de rallier, à pied et à la boussole, Nantes à Metz, en deux lignes droites, l’une de Nantes à Caen, l’autre de Caen à Metz. (…) De cette expédition, ils tireront un film et un livre, L’Inconnu des grands horizons.
Laurent Tixador et Abraham Poincheval Fiac, c’est l’acronyme de la foire d’art contemporain de Paris, mais c’est aussi le nom d’un village du Tarn qui organise chaque année des résidences d’artistes avec exposition à la clé. L’an passé, Tixador et Poincheval faisaient partie des invités. Leur idée ? Rallier Saint-Nazaire (ils se sont rencontrés à Nantes) à Fiac à la rame… en Zodiac sans moteur. Entre le 14 mai et le 26 juin (vernissage à Fiac), ils ont donc longé les côtes de l’Atlantique (mais si mauvais en mer qu’ils durent le plus souvent avancer par la terre ferme), remonté la Gironde puis la Garonne, le Canal du Midi, le Tarn puis l’Agout qui arrose le village de Fiac. Là encore, nos deux marins d’eau douce, casquette de capitaine sur la tête, ont dû en franchir des obstacles […]
Werner Reiterer "(...) L'élément gazeux, sous forme de gaz hilarant, d'hélium ou de sécrétion évaporée, forme un élément central dans l'œuvre de Reiterer. Ce n'est pas que l'artiste ait quelque conviction new age sur la nature ultime des choses. L'élément gazeux est immatériel, voire invisible. Pour l'artiste, voilà la nature exacte de l'art. Ce qui est donné à voir est une chose, ce que l'on croit, l'histoire que l'on se raconte est tout aussi importante. Ses œuvres sont ainsi marquées par la force de la contingence. Ce que l'on voit est "possible mais non nécessaire". Il pourrait "ne pas être" mais il est là. Et comme Sartre le remarquait dans La Nausée, "la contingence n'est pas un faux-semblant, une apparence qu'on peut dissiper; c'est l'absolu, par conséquent la gratuité parfaite. () Quand il arrive qu'on s'en rende compte, ça vous tourne le cœur et tout se met à flotter." (...) Marc Olivier Wahler/ Extrait de GAZ HILARANT ET CONTINGENCE (WERNER-REITERER).
Stéphane Bérard Mannequins et textile Extrait d'un superbe texte de Xavier Boussiron, Paris Janvier 2003 in catalogue Stéphane Bérard/ce que je fiche/ Le Cairn centre d'art - Frac Paca
Joachim Mogarra
Artist Roman SIGNER Materials Photographies noir et blanc « Une "idiotie", comme le rappelle Clément Rosset, est d’abord "un fait singulier, sans reflet ni double" (Le Réel. Traité de l’idiotie, Paris, éd. de Minuit, 1997-2004, p. 7). Elle est, selon le philosophe, la caractéristique même du réel. Pour Roman Signer, le réel est donc idiot, remuant, volatil. » Anne Malherbe
Mouni Fatmi
Saverio LUCARIELLO
2007-03-08 11:34:22
exposition du 8 septembre au 6 octobre 2007 à l'ESCA, Milhaud (Gard)
partenaires
Quelques images de la journée du 8 septembre 2007, la promenade sur le Saint Louis et la soirée à l'ancienne cave coopérative de Congénies dans le diaporama joint. Pour l'occasion, nous vous proposons d'aller consulter le site (actualisé) de Maurin et La Spesa -oeuvres par lien : D'où viens-tu Johnny- sur artisteslr "D'où viens-tu Johnny ? " l'exposition est encore visible jusqu'au 6 octobre 2007, galerie ESCA, 76 route de Nîmes - Milhaud 30- de 17h à 19h du mardi au samedi, et sur RV au 04 66 80 23 95 et 06 74 95 45 91
(...) Que voilà, c'est fini Jean-Louis Aubert- Extrait
2007-09-20 11:31:28
L'immobilité géographique de Maurin et La Spesa a peu de choses à voir avec l'attachement au pays d'origine. La familiarité avec un territoire est le gage d'un confort de vie optimum : avoir une bonne connaissance des usages, rythmes et coutumes d'une communauté garantit les conditions d'une existence parallèle autonome et souterraine des plus enviables.
2007-09-02 15:54:21
Fin du voyage... Bel exercice que celui de l'admiration ! Même de la disjonctive ou de l'ironique, de celle qui annonce une fuite salutaire dans l'affirmation : je vous admire d'entreprendre (et de supporter) des choses pareilles ! Maurin et La Spesa auront-ils dans cette affaire recueilli des miettes d'immortalité? se seront-ils encore inventés un peu plus grâce à d'autres? auront-ils étendu leurs esprits pour avoir côtoyé de grands esprits? Ils ont déployé de ces ruses qui vous font devenir autres en restant vous-mêmes, ils ont pu survivre fastueusement une année de plus dans un vertigineux ébranlement de leur pensée artistique, faire face au dangereux ressentiment que suscite la médiocrité du quotidien, par la reconnaissance du génie de quelques-uns de leurs contemporains : la grandeur les appelle à présent, et aussi l'extase de l'inédit... La contemplation désintéressée de ce qui nous dépasse, l'élan pour rejoindre le vivace et le bel autrui, ne font-ils pas de nous des citoyens d'une humanité idéale ?
2007-09-01 12:08:40
2007-08-22 11:12:12
L'homme sans cheval est nettement plus disposé à faire le con...
2007-08-17 22:08:20
"Ce dont on ne peut parler, il faut le braire !" (Détournement récréatif *)
Très bien d'accord, vous vous dîtes : facile, le double, on a compris ! Mais... "La redondance, d'une façon générale, se rapporte à la qualité ou à l'état d'être en sur-nombre, par rapport à la normale ou à la logique. Ce qui peut avoir la connotation négative de superflu, mais aussi un sens positif quand cette redondance est voulue afin de prévenir un dysfonctionnement." ttp://fr.wikipedia.org/wiki/Redondance
... Et comme personne n'écoute, les choses doivent être répétées, n'est-ce pas ?!
*Wittgenstein : "Ce dont on ne peut parler, il faut le faire"
2007-08-10 12:15:31
Double citation à (com)paraître
2007-08-08 10:26:08
Peinture : quitte ou double ?
(c'était ça ou "La rencontre")...
2007-08-06 11:41:46
Côté terrain, voyons un peu nos éléments : il y a... ... un canal, un pont, un bar du Pont, des roubines, une martelière à crémaillère (pour ceux qui suivent), un cheval et son crottin, 2 étangs, une grenouille, des volatiles et leur présence sonore, une croisée des chemins, des roseaux, un bateau-promenade, quelques parcelles de broussaille et ses taureaux, une ou deux arlésiennes, une tour du XIIIème, peut-être un phare de la même époque et bien sûr D'où viens-tu Johnny ? tourné dans le voisinage.
Nous n'aurons pas ... d'occitan, parlé ou écrit, de cocardes de manades, de célébrités culturelles photographiées devant leur mas en pierre, ou se baignant à Palavas les Flots, nous ne mentionnerons aucun produit du terroir, à part peut-être un gardian exaspéré de devoir promener des touristes à cheval pour gagner sa vie, nous n'aurons aucun avis sur les religions et ses fières victimes du passé, et nous résisterons (register !) à toute évocation historique et géographique qui mettrait en valeur soudain notre ignorance crasse et notre pensée faible (pensiero debole : voir .text)...
2007-07-27 17:13:53
Avant le projet "D'où viens-tu Johnny", l'ici menaçait d'imploser : Maurin et La Spesa étaient sommés d'aller se faire voir ailleurs, ils devaient chercher fortune par delà leur paysage, " se frotter à l'espace belligerant, mais ô combien intense et stimulant des vastes plaines internationales, être en phase avec le Partout, prêts à en découdre (...)"¹ Sous l'influence des lois du Milieu, ils devaient embrasser une nouvelle vie, se donner un autre espace, élargi, se familiariser avec l'idée du grand Ailleurs et du grand Dehors, apprendre à respirer au large.... sans tousser !
¹ Catalogue " Singuliers " 2005 -Des artistes français en Chine- Texte de Thierry Raspail, directeur du MAC de Lyon-
2007-07-26 11:43:00
A ce stade de l'aventure, nous n'avons pas vraiment rien, il ne nous manque pas l'essentiel, l'essentiel nous l'avons mangé, plus ou moins bien digéré du reste et nous devons le régurgiter ...
2007-07-25 12:39:48
Et pour les touristes, l'exposition de l'été à Aigues-Mortes, huit célèbres artistes sur les non moins célèbres remparts !!!
2007-07-23 11:34:22
2007-07-18 11:56:10
De: "Artelinea art contemporain" <artelinea@freesbee.fr> ... Il s'agissait de "Scatalogue" de Wim Delvoye qui est arrivé sans encombres chez moi dans le Gard ce matin. Très beau catalogue. Merci.
J'aurais voulu vous poser encore une question : les "Analkiss" de la couverture du Scatologue (les "baisers d'anus" sur le papier à lettres d'hôtels prestigieux à travers le monde) ont-ils été édités en multiples ? Un livre leur a-t-il été consacré ? Pouvez-vous m'éclairer ou me conseiller pour cette recherche ? Cordialement.
no answer...
Heureusement il y a des fans ! http://b-i-t-c-h.skynetblogs.be/
2007-07-17 14:17:13
2007-07-17 12:01:28
Enclencher un processus de contamination interne : Je me connecte au réel - Je me déconnecte du réel - Je me connecte au réel - ainsi de suite en boucle - Ce Werner Reiterer semble avoir compris que nous avons choisi l'abstinence (« sacrifier les joies possibles, pour éviter les douleurs certaines ») et que nous le suivrons, infatigables et fascinés, dans l’exploration de ses propositions diverses devant lesquelles nous nous raconterons de petites histoires étranges entre vrai et faux, bien et mal, visible et invisible, sans avoir besoin de rien prendre… L’addiction à l’art contemporain est peut-être la solution pour une super sobriété !?
2007-07-15 16:32:07
La croisée des chemins est un lieu propice à l'irruption du mal, aussi est-ce là que certains en appellent au démon en y sacrifiant, à minuit, une poule noire, tandis que d'autres, en butte aux attaques du sorcier, les évitent soigneusement. (Croyances populaires des Pays d'Oc - éditions Rivages-1984)
2007-07-09 18:27:26
Maurin, reviens, c'est de la fiction, on reste au moins jusqu'en septembre !
2007-06-29 11:22:08
Aujourd'hui, nous sommes tous un peu languedociens !
2007-06-29 10:51:46
Reçu la réponse à notre demande de 'Donkey', la photographie de Paola Pivi, des services de la collection du musée d'art moderne Georges Pompidou. La commission a décidé que le lieu où cette "grande" photographie (dimensions et technique) doit être présentée n'offrait pas "les conditions muséales requises"... Dans le courrier suit un paragraphe mentionnant les coordonnées téléphoniques et électroniques de Olga et Evelyne qui se tiennent à notre disposition pour recevoir nos demandes de renseignements complémentaires et nos réclamations éventuelles : obtenir des précisions sur la notion de "conditions muséales requises" peut-être. Obscurément nous subodorons des raisons de sécurité, des fermetures à trois points, des appareils de mesure d'hydrométrie, ... Et puis, les conditions muséales, ce ne serait pas la reconnaissance du lieu lui-même, sa notoriété, son curriculum vitae ? Nous n'irons pas embêter Olga ou Evelyne. Juste prendre note. Mais comment l'annoncer à Roger Bouvet ? On lui dira qu'on s'en fiche, qu'on s'en passera, que PACMAN n'est pas BATMAN !
2007-06-23 11:56:41
A Thomas Hirschhorn, on demande "Pouvez-vous expliquer votre concept de fan ?" Maurin et La Spesa sont-ils fans de Maurizio Cattelan ? Un peu quand même.
2007-06-21 11:38:23
Julien est la "nouvelle star" 2007. Doù viens-tu, Julien ? Mais de l'école des beaux-arts de Nîmes ! Se réjouit-on assez, là-bas, du phénomène ? En attendant on a droit à Marcel Duchamp parlant de l'urinoir trois bonnes minutes en clair et dans la journée... "Dada est idiot. Le véritable dadaïste, il rit, il rit." (premier manifeste dada écrit par Huelsenbeck)
2007-06-14 18:10:48
Par la présente, nous nous permettons de vous rappeler notre courrier en date du (...) nous comprenons que pris par vos importantes activités, vous n'avez pas pu (...) aussi nous vous sollicitons à nouveau concernant notre projet (...) vous remerciant par avance du temps que vous pourrez consacrer à notre requête (...) insistant sur le fait qu'une présence, même minimale, de ce travail (...) nous permettrait de relayer leur attitude artistique (...) ne voulant surtout pas abuser de votre temps (...) mais restant évidemment à votre entière disposition au cas où vous auriez des questions (...) nous ne voudrions pas être importuns, seulement tenter d'avoir accès ainsi que notre public à quelque chose de plus que livres et articles de la presse spécialisée (...) Peut-être aurons-nous la joie de vous lire, ne serait-ce que pour obtenir de vous des réponses, ou même seulement pour pouvoir justifier de notre travail associatif (...) Cordialement respecteux, infiniment admiratifs, fanatiquement vôtres, addictement à vos pieds, Ste Rita : Priez pour l'art (Jacques Charlier)-
2007-06-13 18:15:32
L'origine du PONT finalement, n'est-ce pas un simple tronc d'arbre jeté, voire projeté par le vent ou la foudre, par-dessus un ruisseau ?
2007-06-06 17:57:15
On perd donc Helmet Berger, 2002. la sculpture. Flamants roses empaillés, mousse de polyuréthane et pichet en plastique Berger (broc à eau pour certaine boisson anisée), un des clous de l'exposition rêvée D'où viens-tu Johnny ? Les flamants sont passés depuis du côté des espèces protégées, que l'on ne peut plus naturaliser. Un peu déçus, voilà. Une petite performance, Monsieuye Labelle-Rojoux ? et puis tant qu'on y est, Maurin et La Spesa vont le faire, oui ils vont le faire : ils vont piquer la sublime critique de la dernière page du livre L'art parodic' (réédition de 2003 chez Zulma), critique adressée à une autre artiste : "(...) il y a (chez Maurin et La Spesa) ce sentiment de voyage ouvrant sur des étendues troubles. Il y a bien quelques oeuvres directes à la drôlerie grinçante mais c'est plus largement une manière de dérive hermétique à laquelle nous guide (leurs) installations contagieusement toxiques et (leurs) gestes minuscules à la grâce inquiétante. L'élément liquide convoqué, les flaques répandues, les coulées éclaboussées ne sont pas seuls à générer ce sentiment glissant, délétère et sans bord : (...) tout concourt à la fuite irresponsable loin de toutes certitudes sur le mode paradoxal de la fixation d'un désordre insaisissable (...) " Merci Zorro, c'était par procuration mais c'était doux de se l'entendre dire !
2007-06-06 17:49:55
2007-06-01 17:22:52
Maurin et La Spesa ont lu religieusement la missive qui provenait de leur galerie parisienne préférée, celle qui soutenait leur artiste écrivain fétiche A L-R, celle qui appelait ses artistes le gang ! L'aventure habitait ce moment-là : ils imaginèrent avec effroi la lettre qu'ils auraient pu recevoir s'ils avaient envoyé une sélection de leurs travaux dans l'espoir de participer à une exposition collective à la galerie Loevenbruck... La même phrase adaptée aurait donné à peu près ceci : (...) Malheureusement, les oeuvres que vous proposez ne pourront être retenues pour notre exposition à cause de l'encombrement pour certaines, du poids et de la couleur pour d'autres. Bien respectueusement.
2007-05-28 15:27:14
Courant mars, les réponses aux demandes de prêts des oeuvres du commissariat ont commencé à arriver dans la boite d'artelinea. Fort bien, lançaient Maurin et La Spesa d'un ton enjoué, ne nous laissons pas entraîner dans une morosité marécageuse ! Allons à la pêche à l'anguille et tâchons d'en ramener un beau spécimen !
2007-05-28 14:38:29
Parvenir à garder dans ces hauteurs où tout pourrait apparaître cérébral et désincarné une capacité d’émotion intacte, fruit d’une sincérité évidente. Renouveler une allégorie aussi répandue que l'ivresse de l'ascension est un défi, que Maurin et La Spesa tenteront de relever sans que l'art contemporain y perde !
2007-05-13 16:55:48
Fitzcarraldo est une œuvre de la démesure, une mise en scène grandiose de la lutte romantique de l’homme contre la nature. Ici, pas d’effets spéciaux, pas de virtualité. On tente réellement de faire franchir au bateau le flanc d’une montagne, en pleine Amazonie. Aspect documentaire du cinéma, enregistrement du réel. Herzog utilise les chaotiques conditions de tournages (changement d’acteur principal, problème d’argent, rupture des câbles de traction, caprices du fleuve…) pour que son film s’en imprègne.(...) Benoît Pupier
2007-05-10 16:02:11
C'est le canal des Capettes, construit par l'homme pour l'irrigation, qui part de Gallician pour rejoindre le Petit Rhône. Je trouverais bien un lien vers de la doc pour satisfaire des curiosités DDE. Voici : http://projetbabel.org/fluvial/rica_capettes-canal.htm
La roubine de l'autre côté de la route, avec cette chose usinée en métal qui se nomme "martelière à crémaillère" et qui traîte du génie inventeur humain ordinaire. Site hautement anxiogène et romantique à la fois. C'est le bidon « Laughing gas » de Werner Reiterer, le possible et non nécessaire, ce qu’on voit et l’histoire que l’on se raconte, ce qui nous ramène à l’essentiel de notre voyage quasiment-immobile, ou plutôt légèrement mobile ; un léger glissement de territoire, un soleil voilé, une eau trouble, l'ombre d'un corps... un noyé dont la dérive s'est arrêtée le long du muret de la martelière à crémaillère, ah ah ! (frissons)
2007-05-07 17:29:22
2007-04-06 17:02:36
Quelque chose qui parle des volatiles empaillés de Arnaud Labelle-Rojoux et qui finit sur l'être deux.
Elm et Berger : Flamants roses empaillés, mousse polyuréthane et pichet plastique. Extrait du catalogue de l'exposition "Est-ce bien de l'art ?".
Maurin et La Spesa pratiquent le cogito à deux ; c'est une évidence... Le texte de A.L-R "À deux on est plus egos !" les a embrouillés : après lecture, ils discutaient longuement : étaient-ils un couple, une paire, un duo, un tandem ou un binôme ?? Ils avaient fait le pacte de l'un et deux ensemble, en tout cas. Si ça vous tente, je vous colle le texte en entier ! Et le lien.
2007-04-06 12:15:41
Trop fort... Maurin et La Spesa ont vu à la télé lors d'un reportage sur une foire parisienne Perrotin montrer avec des gestes soigneux la souris naturalisée allongée sur un matelas pneumatique miniature, rouge et bleu, ceux en bâche imperméabilisée des années 70... mais cette pièce, présentée dans une super boite, est éditée en si peu d'exemplaires... que c'est un trésor ! Maurizio sait manier les notions combinées du rare et du marché !!! Donc la souris, Maurin et La Spesa la joueront en rêve, on verra comment plus tard.
2007-04-04 19:17:28
Mouettes fondant sur les bateaux de pêche rentrant au port du Grau du Roi- Quand on parlait de volatiles !!! Ce petit territoire regorge d'histoires d'oiseaux, les flamants roses, les hérons démoniaques, le butor étoilé (et son beuglement inoubliable)... les utiles et les parasites... On pense au pigeon des villes utilisé empaillé (pardon, naturalisé) dans Turisti, pour le coup directement liés aux parasites de nos villes européennes, présenté en groupe par Maurizio Cattelan à la biennale de Venise en 97, pour une fois silencieux et immobiles sur leur perchoir surplombant les oeuvres au sol ... ce qu'il faut de distance et de légèreté, pour répondre à une invitation de collaboration avec des grands !
2007-04-04 19:06:08
Acheté le dvd aux enchères sur Ebay, et aussi une photo dédicacée de Bouchitey incroyable... Ce film un peu glauque, 1990, tourné à Lorient plus qu'en Camargue, mais dont les 2 personnages principaux n'ont rien à envier à certains volatiles de nos contrées, entre alcool et dérives douteuses de loosers attachants...
Il y a un café du Pont de Gallician. Maurin et La Spesa y ont bu un café à l'heure où l'apéro avait avalé l'heure du déjeuner. Le lendemain, le bistrot est resté fermé. C'était un hasard, le mercredi est un jour de fermeture pour le café du Pont.
2007-04-04 18:55:51
D’où viens-tu Johnny ? 1963- Noël Howard - sucrerie tournée en Camargue des années 60, avec petit cul sexy dans pantalon de gardian et chansons du crooner Halliday. Pour moi la vie va commencer... Johnny a des ennuis à Paris, alors il vient au pays se faire consoler par de vieux amis auprès desquels il retrouve les valeurs de l'amitié et de l'authentique en participant aux joies de l'élevage taurin à cheval dans un paysage de western. Ce film kitsch a sa place dans les films du dimanche soir qui ont fait l'éducation sentimentale et d'aventure de bon nombre d'enfants de cette époque, au retour de la plage, dernière vacance avant les devoirs ... C'est décidé au fait, Maurin et La Spesa réduisent leur champ et arpentent plus intensément que jamais leur nouveau territoire quadrillé. (voir petit_territoire)
2007-03-11 18:06:40
Avec une bonne volonté remarquable, Maurin et La Spesa sont prêts à arpenter le territoire des zones humides de Beaucaire à Sète, (voir le pdf ci-contre). Ils iront de l'écluse de St Gilles à Villeneuve les Maguelonne, puis jusqu'à Frontignan... la D116 puis la D114 par les Aresquiers... avant d'être assaillis d'un horrible doute : ne valait-il pas mieux réduire le champ d'investigation ? la surface d'un territoire comptait-elle pour donner de la valeur à l'aventure ? Passer de leur confinement habituel à cette route interminable sans raison valable...
(...) Les amis de Maurin et La Spesa connaissent leur attachement à rester à leur place, à éviter les déplacements inutiles : ces derniers créent des pollutions de l'air et du silence, ils obligent à une concentration contraignante, à un rapport à autrui critique et insultant, sans compter qu'il faut dormir dans des hôtels et autres lieux pas toujours recommandables (...) Tiré de "Maurin et La Spesa voyagent" janv 2002
2007-03-11 17:52:10
Au pont des Tourradons et à la croisée de trois chemins non goudronnés, Maurin et La Spesa font demi-tour, l'aventure d'accord, mais pas l'imprudence. ![]() Retraversée pont des T, à droite direction Gallician, D381, rencontre du mas Paulet, de La Forge et du Mas de la Tardine Le Conquet, arrivée Gallician. Là, route de Vauvert vers le pont et les berges de Gallician. Paisible, la halte marine.
2007-03-11 17:30:09
Départ de Milhaud, galerie Esca, 14h30 : parce qu'il faut bien un début. Direction Vauvert, puis Aimargues, passé devant le Mas de Patasse, sur une intuition de Maurin, D104, au carrefour Le Cailar, toujours D104, après le Pont à droite, Bd du Marquis de Baroncelli (maison Mathieu - Cercle d’art), rue Emile Jamais, sortie du Cailar, pont à droite, direction le Pont des Tourradons – Passé devant la Jasse de Barry, le petit Bourry (domaine), le château Virgile et le Mas d’Anglais, on arrive au Pont des Tourradons- Drôle d'endroit.
Maurin ne se souvient jamais de rien du passé. Ce pont doit se situer dans une poche accidentellement sauvegardée de cette amnésie générale...
2007-03-11 17:26:39
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